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vendredi 16 octobre 2015

8 équipages au départ, tous les âges, de Gordes, Banon et Mérindol.
 Très bonne ambiance.
 Splendides villages à découvrir pour certains, à mieux connaître pour d’autres.
Sympathique pique-nique sur un espace très agréable où les enfants ont pu jouer sans danger.
Fin de la journée en Garrigue où le classement a été annoncé. Ca s’est joué dans un mouchoir de poche : tous les concurrents ont été très performants mais les 3 meilleurs ont reçu leur invitation à déjeuner ou à diner dans 3 des restaurants du village.
Et le soleil nous a accompagné toute la journée !!!!!
Tout le monde était content, à refaire l’an prochain.

jeudi 24 septembre 2015

400 000 € d'emprunt de plus

Et voilà un nouveau revirement de notre équipe majoritaire ! Après les 80 000 € d'emprunt de l'an dernier, après l'augmentation des impôts locaux du mois de mars, ce sont 400 000 € avec deux emprunts supplémentaires que le Conseil municipal a votés lors de sa dernière séance. On avait cru comprendre avec l'audit à 5000 € qu'il ne fallait plus emprunter ! On a dû mal comprendre. En tout cas, nous n'avons pas voté ces emprunts et une partie de la majorité non plus. Il faut dire que le maire a bien du mal à faire l'unanimité dans sa propre équipe. On a appris aussi lors de cette séance que la subvention de 80 000 € accordée par la Région pour l'acquisition de la propriété Grégoire avait été perdue. Ça s'appelle de la gabegie. À ce train là, avec les baisses des dotations de l'État annoncées, nos impôts n'ont pas fini d'augmenter...

vendredi 15 mai 2015


Un an après…

Nous remercions l’équipe municipale actuelle de terminer les projets engagés  par l’équipe précédente (travaux de la place de la mairie, trottoir d’accès à la pharmacie, city-stade, panneaux de signalisation dans le village…). Comme quoi, tout n’était peut-être pas aussi mauvais que cela avait été dit pendant la campagne électorale !

1. Mais que sont leurs paroles devenues ?
        
Ils avaient promis de :

·       Réduire l’endettement 
La Municipalité a emprunté 80 000 € en 2014. Selon nous, cet emprunt aurait pu être évité. Il a été réalisé pour assurer à la Commune un certain « confort de trésorerie » c'est-à-dire pour que les élus n’aient pas à gérer la trésorerie.

·       Trouver d’autres recettes pour ne pas augmenter l’impôt 
La part communale de nos impôts augmentera de 6 % en 2015, tous les tarifs municipaux ont augmenté (cantine, centre de loisirs, portage repas, restaurant municipal, aide à domicile).

·       Faire des économies
Aucune trace d’économie dans le budget présenté ce 31 mars. Ah si !  On a refusé une subvention de 2 000 € à l’école. Quand à notre gazette municipale, elle coûte toujours le même prix mais a perdu en qualité.

·       Plus de concertation
La seule action en la matière a consisté à supprimer un organe de concertation pour la gestion du Centre de loisirs pour le remplacer par un vague comité sans pouvoirs. Au passage, le budget du Centre de loisirs a été englobé dans le budget de la mairie. On aura bien du mal à contrôler son coût dorénavant.

·       Mettre de la couleur sur nos murs 
On n’a rien vu de tel ces douze derniers mois.
·       Créer un vrai festival 
Pour l’instant la majorité a bien du mal à maintenir une vie culturelle et de loisirs dans la Commune.

Ils avaient dit  qu’il y avait trop de personnel

·         Depuis un an, ils nous ont demandé de voter deux embauches supplémentaires : une pour l’urbanisme et une au Centre de loisirs.

2. Une majorité qui s’est considérablement divisée en seulement douze mois !

Á trois reprises, quatre conseillers municipaux de la majorité sont entrés en dissidence.

  • Le 5 septembre 2014, le Maire propose l’embauche d’une personne pour l’urbanisme.
Quatre élus de la majorité contestent le principe de cette embauche et s’abstiennent sur le vote. Il est vrai que proposer une embauche alors qu’on a crié sur tous les toits qu’il y avait trop de personnel a de quoi désarçonner les plus honnêtes.

  • Le 31 mars 2015, vote du budget.
Á l’issue de la présentation par l’adjoint aux finances, un conseiller municipal de la majorité prend la parole pour demander des explications et contester certains choix. Et là, on comprend que les conseillers de la majorité n’ont pas été associés au travail de préparation du budget. On nous avait pourtant vanté les mérites du travail en équipe pendant la campagne.

  • Le 16 avril 2015, une partie de la majorité quitte la salle du Conseil.
Á la fin de la réunion du Conseil municipal, devait se tenir une réunion de présentation des procédures pour la révision du POS (transformation en Plan Local d’Urbanisme). En l’absence du conseiller municipal chargé de cette révision, un de ses collègues lit un courrier où il explique qu’on veut le court-circuiter et qu’il refuse donc de participer à cette réunion. Trois conseillers se lèvent et quittent la salle. Ambiance…

3. Et l’hirondelle ? Que fait-elle ?  Une année d'actions citoyennes :
·         Avril 2014 : Création du blog
·         Septembre 2014 : 1er tract d information
·         21 septembre 2014 : Journée du Patrimoine : Entre garrigue, Durance et Luberon par Isabelle Rault, paysagiste.
·         29 novembre 2014 : Concert « Résistance(s) » par le groupe Alter Ego.
·         Fin janvier : Loto de l’association.
·         6 février 2015 : conférence-débat intitulée «Après Charlie» avec Jean Marie Guillon, professeur émérite à l'Université d’Aix Marseille (AMU)
·         28 février : soirée théâtre Portraits de femmes par la troupe du Foyer Rural de Gordes.
·         19 avril : Rallye découverte du sud Luberon ; journée reportée au 20 septembre 2015 pour cause de pluie.

·         Des débats à venir sur la vie communale, politique… et bien sûr participations aux réunions du Conseil municipal et des Commissions municipales pour enrichir, proposer, critiquer…

mercredi 18 mars 2015

Communiqué de la Ligue des Droits de l’Homme 84

Communiqué de la Ligue des Droits de l’Homme 84

ÉLECTIONS DÉPARTEMENTALES :

EXERCER PLEINEMENT SES RESPONSABILITÉS CIVIQUES ET ÉLECTORALES


34 conseillers départementaux, 17 femmes et 17 hommes, doivent être élu-e-s les 22 et 29 mars prochains en Vaucluse, ceci pour un mandat de d’une durée de six ans.
De façon exceptionnelle, les élu-e-s seront renouvelé-e-s sur l’ensemble des cantons récemment redécoupés, et dont le nombre a été réduit pour le Vaucluse à 17 contre 24 jusque-là.
Tout indique que, dans un contexte politique agité de colères et de frustrations à la fois démocratiques et sociales, l’abstention risque d’être massive. Le risque est d’autant plus grand que, de façon assez hallucinante, les 388 100 électrices et électeurs vauclusiens sont invité-e-s à se rendre aux urnes alors même que les règles du jeu constitutives de cette élection ne sont pas fixées.
Malgré cela, malgré tout cela, les enjeux demeurent. Enjeux du quotidien d’une part : les nouveaux conseils départementaux auront des responsabilités, et tout indique que les questions sociales en feront partie ; enjeux politiques: la mise en œuvre des lois paritaires, avec l’élection conjointe d’une femme et d’un homme ; enjeux démocratiques, enfin en effet, le Front national compte bien pousser ses avancées électorales et les conséquences graves que cela risque d’avoir sur l’effectivité des droits et sur l’état des libertés.
Dans ce contexte, à la fois insatisfaisant et dangereux, la Ligue des Droits de l’Homme estime que le pire serait de se désintéresser des enjeux et des périls. Elle appelle les électrices et les électeurs du Vaucluse à exercer pleinement leurs responsabilités civiques et électorales.

dimanche 8 février 2015

Prix de l'eau à Mérindol



QUEL PRIX POUR NOTRE EAU ?


Chacun(e) d’entre nous a pu recevoir dans sa boîte à lettres un tract abordant la question de la distribution de l’eau et de son prix dans notre commune.

« Bien commun de l’humanité, l’eau n’a pas de prix ». Certes. Cependant sa distribution a un coût que les auteurs du tract considèrent trop élevé.

Il convient donc de revenir sur la formation du prix de l’eau afin que chacun puisse se faire une idée.



Ce prix est lié à plusieurs facteurs :
certains tenant aux modalités de puisage, traitement et adduction, d’autres aux conditions de traitement après consommation, c’est la partie assainissement que ne paient que les usagers reliés à la station d’épuration.


Pour les premiers, la difficulté dans notre secteur tient à notre géographie.

L’eau est distribuée par le Syndicat Durance Luberon dans 21 communes de notre territoire, souvent de petite taille et à l’habitat dispersé ce qui impose un réseau de très grande longueur et  par là même des investissements coûteux et des frais d’entretien importants. Tout le monde peut comprendre qu’il est beaucoup plus onéreux d’amener de l’eau dans de petites communes au relief accidenté que dans une grande ville où quelques centaines de mètres de conduite desservent des milliers d’usagers.
Par ailleurs, lorsqu’en 1997, le syndicat a décidé de reprendre le service en régie publique, il a hérité d’un réseau laissé par le concessionnaire privé (la SDEI à l’époque) dans un état pitoyable. Ces dix-sept dernières années, grâce aux efforts d’investissement entrepris, le réseau a été modernisé et renforcé. Ainsi, les fuites de réseau, gigantesques, ont été diminuées de plus de la moitié ces dernières années. Cela a eu un prix qui a dû être répercuté sur nos factures. Ajoutons que dans le même temps les subventions accordées par les différents partenaires (État via l’Agence de l’eau, Région et Département) n’ont cessé de diminuer.


            Pour la partie assainissement, la question est différente.

L’assainissement n’est en effet pas mutualisé entre nos communes. Cela signifie que l’entretien et les investissements de chaque commune sont financés par les factures de ses abonnés. Or, à Mérindol, nous connaissons au plan de l’assainissement une situation difficile. En effet, notre station d’épuration, installée depuis une vingtaine d’années (par l’équipe de René Dumas à laquelle appartenait notre maire actuel) n’a jamais fonctionné correctement. Alors que les emprunts afférents n’étaient pas encore remboursés, il fallait songer à la refaire et à constituer des provisions financières pour cela. Cette situation difficile a d’ailleurs interdit une extension de réseau qui, bien que souhaitable, s’avérait trop coûteuse.



            Revenons maintenant sur un certain nombre de contrevérités énoncées dans ce tract.


Nous aurions un prix de l’eau parmi les plus élevés de France…

Le prix moyen de l’eau hors assainissement s’élève en France à 2,06 € le M3 plus 34,02 € par semestre de prime fixe). Il s’établit à 2,17 € pour les communes du Syndicat Durance Luberon y compris Mérindol. Rien d’extraordinaire donc. C’est le prix que paient les Mérindolais(es) non raccordé(e)s au réseau d’assainissement.

En revanche, le prix incluant l’assainissement est en effet élevé puisque la moyenne nationale s’établit à 4,15 € contre 4,60 € à Mérindol, ce prix s’entend hors prime fixe qui s’élève à 21,20 € par semestre. On a donc ici un tarif élevé qui est dû à notre « chère » station d’épuration. Celle-ci a vraisemblablement été mal conçue à l’origine. Ce n’est pas un défaut d’entretien qui est en cause (comme le laisse penser le tract) mais sa conception.

            Et les auteurs du tract s’interrogent sur la surtaxe communale et se demandent « qui gère et où va cet argent » ?

L’assainissement n’est pas mutualisé entre les communes. Cela signifie que ce sont les usagers de la commune qui paient les investissements afférents à son réseau (pour l’étendre par exemple) ou à sa station d’épuration.
Ainsi, chaque commune dispose d’une ligne particulière et identifiée dans le budget du Syndicat pour réaliser ses investissements en matière d’assainissement. Cette ligne est abondée par les cotisations payées par les usagers de la commune concernée : c’est la surtaxe communale. Lorsqu’une commune souhaite réaliser des travaux elle « pioche » dans cette ligne et complète par l’emprunt si besoin est. Dans ce cas cet emprunt sera remboursé avec la surtaxe payée par les seuls usagers de la commune.
La mutualisation de la compétence assainissement serait un pas de plus vers la solidarité entre les communes. Elle est (ou était) à l’étude. Nous y sommes, pour notre part, tout à fait favorables.

La question aujourd’hui posée est : Que faisons-nous pour notre station ?

Le montant des travaux envisagés est astronomique, sûrement proche des deux millions d’euros alors que les possibilités de subvention sont extrêmement faibles. Nous avons demandé en Conseil municipal quel impact ces travaux auraient sur la facture des Mérindolais(es). La majorité a été incapable de nous répondre alors qu’elle annonçait un début imminent des travaux. Il serait pourtant grand temps de s’en préoccuper. Il y a là tout à fait lieu de s’inquiéter pour les prochaines factures des usagers raccordés au réseau d’assainissement. En d’autres temps, nous avions demandé au Syndicat d’étudier d’autres solutions moins onéreuses. Il ne semble pas que ce soit la volonté de l’actuelle municipalité. Ce serait pourtant peut-être la bonne façon d’aborder la question du futur prix de l’eau…


            Le tract laisse sous-entendre que la panne survenue sur la station de pompage installée sur notre commune serait responsable en partie des augmentations appliquées ces dernières années.

Cela n’a naturellement rien à voir. Les pannes des pompes font l’objet d’un contentieux avec l’installateur ce qui explique les délais de remise en marche. Mais ce pompage est destiné à alimenter le réseau par les deux bouts (Pertuis et Mérindol), il permet de sécuriser l’approvisionnement ce qui est une bonne chose. Il n’a d’ailleurs pas toujours existé notamment en raison de recours exercés par certains de nos concitoyens contre l’arrêté du préfet qui l’autorisait.


            La proximité de la Durance serait de nature à rendre l’eau bon marché.

Ce n’est malheureusement pas aussi simple. La proximité de la ressource est toute relative lorsqu’on considère le territoire desservi, de Vitrolles-en-Luberon à Mérindol et la structuration de l’habitat qui s’étend jusqu’au milieu du massif dans notre zone géographique. L’approvisionnement n’entre en outre que pour une petite part dans la composition du prix.


            Quelques éléments plus généraux…

Pour rappeler tout d’abord ce qu’est un syndicat intercommunal.
C’est un organisme public qui gère une compétence (ou plusieurs) pour le compte des communes adhérentes. Il ne cherche pas les profits, simplement l’intérêt général contrairement aux firmes privées. Il n’est qu’à observer ce qui se passe aujourd’hui du côté de nos autoroutes pour comprendre la différence, au plan tarifaire par exemple.

Les syndicats intercommunaux sont basés sur la solidarité entre les communes et sur la mutualisation des moyens pour réaliser un service public de qualité.

Attaquer aujourd’hui le Syndicat Durance Luberon n’est sûrement pas la meilleure chose à faire. Il serait plus utile d’aider au développement du service public dans l’intérêt même de nos habitants. Dans le même temps, la ville d’Avignon se bat pour reprendre en régie publique la distribution d’eau potable.

Pour ce qui concerne les tarifs, la Confédération Nationale du Logement (CNL) fait des propositions intéressantes :

« à commencer par la création d'un service public de l'eau au niveau national, mais propose également des solutions plus réalistes, notamment la création d'un fonds commun, alimenté par les distributeurs pour faire disparaître les inégalités territoriales pour l'entretien des canalisations et le coût de l'assainissement, ou encore la création d'une tarification unique de l'eau et de l'assainissement afin de rendre les factures plus transparentes pour les consommateurs et donc vraiment comparables. » in http://votreargent.lexpress.fr/

Nous souscrivons à ces propositions. C’est un débat qui doit être mené partout dans le pays et dans notre commune. Il est éminemment politique dans le plus beau sens du terme. On pourrait y  ajouter un « tarif social de l’eau » pour permettre aux familles les moins favorisées d’avoir un accès meilleur marché à l’eau…